Aujourd’hui, des constructeurs comme Renault / Nissan, Mercedes ou encore GM, investissent dans des voitures utilisant les nouvelles batteries lithium-ion qui offrent des perspectives d’autonomie (160km) et de recharge (environ 20 minutes) particulièrement intéressantes. Évidemment, la technologie n’est pas tout, c’est pourquoi des travaux en termes d’infrastructures sont nécessaires. Le Portugal se prépare d’ores et déjà à construire 1300 stations de charges, d’ici à 2011.
Mieux encore, plusieurs sociétés rivalisent d’inventivité pour répondre aux insuffisances de la technologie électrique actuelle. Better Place, par exemple, propose des stations qui remplaceraient la batterie vide des voitures par une pleine. Une manipulation qui prend 1min13s avec des véhicules adaptés, au lieu des 20 minutes nécessaires à la recharge.
Si ce dynamisme s’accompagne d’une volonté politique de soutenir un réel changement structurel, la durée de vie de l’hybride pourrait bien se réduire. Une situation que n’accepteraient probablement pas ceux qui ont le plus misé sur l’hybride. Passer à l’électrique avant d’avoir pu exploiter correctement le filon de l’hybride serait, selon certains, un échec économique. D’un autre coté Toyota illustre parfaitement l’engouement pour l’hybride.
Le constructeur nippon mise beaucoup sur le développement de ce type de voitures au travers de sa Prius 3 et bientôt de sa Auris hybride qui verra le jour en 2011. Pourtant, l’intérêt écologique et économique d’un investissement dans une voiture « à moitié verte » n’est pas évident, à l’heure où l’on se dit qu’une commercialisation de masse de la voiture électrique pourrait intervenir d’ici une petite décennie.