Si les opérateurs n’auront pas à payer la facture pour la diminution du seuil d’émission de leurs antennes, l’état leur prépare une toute nouvelle taxe … Il y a quelques semaines encore, l’actualité concernant les opérateurs de téléphonie rebondissait après la décision de démanteler ou de refuser l'installation de nouvelles antennes-relais à Paris. D’après Le Figaro, les opérateurs mobiles devront prochainement s’acquitter d’une nouvelle taxe sur leurs antennes mobiles, soit environ 1000 euros par an pour chaque antenne. Les trois principaux opérateurs ne comptent pas moins de 50.000 antennes sur tout le territoire. Ce qui pourrait rapporter à l'Etat près de 50 millions d'euros par an.
A en croire Bercy, cette taxe serait créée pour compenser partiellement la disparition de la taxe professionnelle, décidée par le gouvernement. La mesure ne serait pas en rapport avec le débat sur l’implantation des antennes-relais proches de lieux d’habitation mais par ricochet, elle pourrait contribuer à éviter d’autres installations en nombre dans certains secteurs. Cette même taxe pourrait s’étendre par la suite aux pylônes électriques et aux gros transformateurs électriques. De son côté, après un Grenelle des antennes particulièrement décevant, subsistait la question des éventuels démontages d’antennes. Si le gouvernement attend qu’un compromis soit trouvé entre opérateurs, habitants et municipalités, les décisions se prennent davantage au coup par coup.
En tout état de cause, ces taxes seront loin de compenser le manque lié à la disparition de la taxe professionnelle mais les opérateurs de réseaux sont loin d’être perdants, car, comme toutes les grandes entreprises, ils étaient parmi les plus gros contributeurs à la taxe professionnelle.